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Amortissement

Base amortissable

3 min de lecture À jour au 28 août 2026

La base amortissable est le montant de départ du calcul. Elle se construit à partir du prix payé, corrigé de plusieurs éléments.

Ce qui entre dans la base

  • Le prix d'acquisition du bâti, c'est-à-dire le prix total moins la quote-part de terrain.
  • Les frais d'acquisition (notaire, droits de mutation, commission d'agence), si vous choisissez de les amortir plutôt que de les déduire immédiatement.
  • Les travaux d'amélioration engagés avant la mise en location, qui augmentent la valeur du bien plutôt que de l'entretenir.
  • Le mobilier et les équipements, sur une ligne distincte et une durée plus courte.
Comparaison avant-après sur un bien acheté 200 000 € hors frais, au régime réel et amorti par composants. Avec 15 % de terrain : 30 000 € jamais amortis, base amortissable de 170 000 €, dotation annuelle de 6 460 €. Avec 30 % : 60 000 € de terrain, base de 140 000 €, dotation de 5 320 €. L'écart : 30 000 € de base en moins, 1 140 € de dotation en moins par an et 554 € d'impôt en plus par an (TMI 30 % et prélèvements sociaux 18,6 %), si le résultat imposable reste positif. Fourchettes d'usage, sans pourcentage réglementaire : 10 à 15 % pour un appartement en immeuble collectif, 20 à 30 % en zone tendue, jusqu'à 40 % pour une maison avec terrain. Méthodes d'évaluation dans l'ordre fixé par le Conseil d'État : ventes de terrains nus comparables, à défaut coût de reconstruction moins la vétusté, en dernier recours moyennes tirées d'immeubles comparables. Dotation calculée sur les quinze premières années, environ 3,8 % par an.
Retenir 30 % de terrain au lieu de 15 % sur un bien de 200 000 € coûte environ 1 140 € de dotation et près de 550 € d'impôt par an. Exemple indicatif, règles en vigueur en 2026. Agrandir
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Ce qui n'y entre pas

Le terrain, les intérêts d'emprunt (déductibles directement en charge), les travaux d'entretien courant, et les charges de copropriété.

Le cas de la donation ou de la succession

Quand le bien n'a pas été acheté, il n'y a pas de prix d'acquisition. La base est alors sa valeur réelle au jour de la première mise en location. Si la location suit de peu la donation ou la succession, c'est en pratique la valeur déclarée dans l'acte ou dans la déclaration de succession, et un bien valorisé au prix du marché ouvre une base amortissable pleine. Si le bien a été reçu bien avant d'être loué, il faut une estimation datée du jour de la mise en location : la valeur de l'acte ne vaut plus que pour les droits et la future plus-value. Le détail, avec les pièces qui font foi de cette valeur, est dans peut-on amortir un bien reçu en donation ?

Le piège

Un bien acheté pour être loué garde comme base son coût d'acquisition. Un bien que vous possédiez avant de le louer (ancienne résidence principale, résidence secondaire) entre à sa valeur réelle au jour de la première mise en location, justifiée par une estimation datée. Cette valeur peut être inférieure au prix payé : ce n'est pas un choix de la valeur la plus haute.

Et si vous passez du micro-BIC au réel après plusieurs années, retenez la valeur à la première mise en location, pas celle du jour de l'option : c'est la lecture prudente. Sur un bien acheté bon marché il y a longtemps, les amortissements peuvent donc décevoir, et c'est précisément le cas où la comparaison chiffrée avec le micro-BIC mérite d'être faite avant d'opter.

Sources

  • Art. 38 quinquies annexe III CGI
  • BOI-BIC-AMT-10-30
  • BOI-BIC-AMT-10-30-30-10 § 480, 490 et 500 (CE, 20 octobre 1971, n° 79553)
  • BOI-BIC-PVMV-10-20-30-10 § 230 et 240

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