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56 communes · ventes réelles DGFiP

Le LMNP ville par ville,
sur une seule page.

Deux chiffres décident de votre fiscalité meublée : ce que vaut le bien, et ce qu'il rapporte. Le premier vient des ventes réelles publiées par la DGFiP, le second de relevés de marché. Les croiser situe une commune, et montre où le régime réel prend l'avantage sur le micro-BIC. Pour votre bien en particulier, c'est l'estimateur qui travaille sur vos chiffres.

Les 56 communes

Sur ces 56 communes, 14 restent sous le plafond de 15 000 € du meublé de tourisme non classé, où le micro-BIC est encore ouvert. Les autres non. C'est cette bascule qu'on vient chercher, et elle ne se voit que côte à côte.

Cliquez sur un en-tête pour trier. Les montants supposent le scénario donné plus bas, à 45 m². Un verdict marqué à confirmer est un verdict que nos données ne suffisent pas à trancher : la recette y frôle le plafond de 15 000 €, ou les deux indicateurs de recettes ne tombent pas du même côté.

Commune Département Prix au m² Bien de 45 m² Recette / mois Loyer vide / m² annonce non meublée, charges comprises Micro non classé Écart classé / an
Aix-en-Provence taxe de séjour Bouches-du-Rhône 4 819 € 1 859 ventes, 2025 216 840 € 2 400 € date de collecte non enregistrée 19,1 € 14,9 à 24,6 € fermé 1 100 € pour le réel
Ajaccio taxe de séjour Corse-du-Sud 3 777 € 718 ventes, 2025 169 981 € 1 200 € enregistré le 29 janvier 2026 15,2 € 12,0 à 19,3 € ouvert à confirmer 3 500 € pour le réel
Amiens Somme 2 472 € 778 ventes, 2025 111 224 € 1 070 € enregistré le 20 janvier 2026 13,4 € 11,0 à 16,3 € ouvert 3 100 € pour le réel
Angers taxe de séjour Maine-et-Loire 3 145 € 1 748 ventes, 2025 141 530 € 1 560 € enregistré le 20 janvier 2026 14,6 € 11,2 à 18,9 € fermé 2 200 € pour le réel
Annecy règles locales taxe de séjour Haute-Savoie 5 122 € 1 597 ventes, 2025 230 488 € 1 840 € date de collecte non enregistrée 20,5 € 14,8 à 28,2 € fermé 2 900 € pour le réel
Antibes taxe de séjour Alpes-Maritimes 5 200 € 1 889 ventes, 2025 234 000 € 2 400 € enregistré le 16 janvier 2026 20,3 € 16,1 à 25,5 € fermé 1 400 € pour le réel
Arcachon taxe de séjour Gironde 7 429 € 323 ventes, 2025 334 300 € 1 800 € enregistré le 20 janvier 2026 17,0 € 13,4 à 21,6 € fermé 4 800 € pour le réel
Arles Bouches-du-Rhône 2 610 € 252 ventes, 2025 117 467 € 1 600 € date de collecte non enregistrée 13,0 € 10,6 à 15,9 € fermé 1 700 € pour le réel
Avignon Vaucluse 2 352 € 1 024 ventes, 2025 105 858 € 1 800 € date de collecte non enregistrée 12,3 € 9,6 à 15,8 € fermé 900 € pour le réel
Bayonne Pyrénées-Atlantiques 4 025 € 774 ventes, 2025 181 125 € 1 000 € enregistré le 28 janvier 2026 13,8 € 11,1 à 17,2 € ouvert à confirmer 2 900 € pour le réel
Biarritz règles locales taxe de séjour Pyrénées-Atlantiques 7 071 € 617 ventes, 2025 318 181 € 2 374 € date de collecte non enregistrée 16,4 € 11,2 à 24,0 € fermé 2 900 € pour le réel
Bordeaux règles locales taxe de séjour Gironde 4 129 € 3 454 ventes, 2025 185 806 € 1 650 € enregistré le 01 janvier 2026 16,0 € 12,3 à 20,8 € fermé 2 700 € pour le réel
Brest taxe de séjour Finistère 2 160 € 1 937 ventes, 2025 97 200 € 1 070 € enregistré le 20 janvier 2026 12,2 € 9,8 à 15,2 € ouvert 2 900 € pour le réel
Béziers taxe de séjour Hérault 1 703 € 937 ventes, 2025 76 640 € 1 180 € date de collecte non enregistrée 11,2 € 8,8 à 14,1 € ouvert 2 200 € pour le réel
Cannes taxe de séjour Alpes-Maritimes 5 714 € 2 355 ventes, 2025 257 143 € 2 664 € date de collecte non enregistrée 20,3 € 15,0 à 27,4 € fermé 1 000 € pour le réel
Carcassonne Aude 1 304 € 393 ventes, 2025 58 695 € 1 417 € date de collecte non enregistrée 10,9 € 8,7 à 13,8 € fermé 1 200 € pour le réel
Cassis Bouches-du-Rhône 7 590 € 90 ventes, 2025 · échantillon mince 341 565 € 2 737 € date de collecte non enregistrée 21,2 € 16,2 à 27,6 € fermé 2 200 € pour le réel
Chamonix-Mont-Blanc taxe de séjour Haute-Savoie 9 950 € 247 ventes, 2025 447 750 € 3 580 € enregistré le 28 janvier 2026 25,7 € 17,8 à 37,0 € fermé 1 600 € pour le réel
Chartres Eure-et-Loir 2 449 € 431 ventes, 2025 110 192 € 1 130 € date de collecte non enregistrée 13,1 € 11,0 à 15,7 € ouvert 2 900 € pour le réel
Clermont-Ferrand taxe de séjour Puy-de-Dôme 2 120 € 1 804 ventes, 2025 95 422 € 1 250 € enregistré le 29 janvier 2026 12,5 € 10,0 à 15,5 € ouvert à confirmer 2 300 € pour le réel
Deauville taxe de séjour Calvados 6 770 € 178 ventes, 2025 304 651 € 2 300 € enregistré le 20 janvier 2026 16,7 € 12,0 à 23,4 € fermé 2 900 € pour le réel
Dijon taxe de séjour Côte-d'Or 2 687 € 2 514 ventes, 2025 120 897 € 1 350 € enregistré le 20 janvier 2026 13,3 € 10,8 à 16,4 € fermé 2 500 € pour le réel
Dinard taxe de séjour Ille-et-Vilaine 5 542 € 179 ventes, 2025 249 397 € 1 435 € date de collecte non enregistrée 13,3 € 10,5 à 16,9 € fermé 4 200 € pour le réel
Grasse taxe de séjour Alpes-Maritimes 3 077 € 618 ventes, 2025 138 461 € 2 800 € enregistré le 16 janvier 2026 16,2 € 12,3 à 21,3 € fermé 1 500 € pour le micro
Grenoble taxe de séjour Isère 2 500 € 2 281 ventes, 2025 112 500 € 1 450 € date de collecte non enregistrée 13,4 € 10,6 à 17,0 € fermé 2 000 € pour le réel
Honfleur taxe de séjour Calvados 3 538 € 89 ventes, 2025 · échantillon mince 159 198 € 1 700 € enregistré le 20 janvier 2026 13,3 € 10,8 à 16,4 € fermé 2 100 € pour le réel
Hyères taxe de séjour Var 4 068 € 894 ventes, 2025 183 082 € 2 100 € enregistré le 20 janvier 2026 15,7 € 12,1 à 20,5 € fermé 1 400 € pour le réel
La Baule-Escoublac taxe de séjour Loire-Atlantique 6 391 € 378 ventes, 2025 287 583 € 1 550 € enregistré le 20 janvier 2026 16,2 € 12,1 à 21,5 € fermé 4 500 € pour le réel
La Rochelle règles locales taxe de séjour Charente-Maritime 4 808 € 923 ventes, 2025 216 346 € 2 150 € date de collecte non enregistrée 14,8 € 11,4 à 19,1 € fermé 1 800 € pour le réel
Le Havre taxe de séjour Seine-Maritime 2 197 € 1 653 ventes, 2025 98 863 € 1 800 € enregistré le 20 janvier 2026 12,4 € 9,4 à 16,3 € fermé 800 € pour le réel
Le Mans Sarthe 1 944 € 1 257 ventes, 2025 87 500 € 1 070 € enregistré le 20 janvier 2026 11,8 € 9,4 à 14,7 € ouvert 2 700 € pour le réel
Le Touquet-Paris-Plage taxe de séjour Pas-de-Calais 8 793 € 232 ventes, 2025 395 701 € 2 800 € date de collecte non enregistrée 16,4 € 12,1 à 22,1 € fermé 3 000 € pour le réel
Les Sables-d'Olonne taxe de séjour Vendée 4 643 € 493 ventes, 2025 208 928 € 1 570 € date de collecte non enregistrée 13,7 € 10,8 à 17,3 € fermé 3 400 € pour le réel
Lille taxe de séjour Nord 3 710 € 2 571 ventes, 2025 166 957 € 1 555 € enregistré le 01 janvier 2026 15,8 € 12,2 à 20,3 € fermé 2 700 € pour le réel
Limoges taxe de séjour Haute-Vienne 1 519 € 1 353 ventes, 2025 68 365 € 825 € enregistré le 20 janvier 2026 10,4 € 8,2 à 13,0 € ouvert 2 400 € pour le réel
Lourdes Hautes-Pyrénées 1 098 € 239 ventes, 2025 49 426 € 1 040 € date de collecte non enregistrée 10,9 € 8,9 à 13,5 € ouvert 2 100 € pour le réel
Menton taxe de séjour Alpes-Maritimes 5 000 € 951 ventes, 2025 225 000 € 1 830 € enregistré le 29 janvier 2026 21,1 € 16,2 à 27,4 € fermé 2 900 € pour le réel
Montpellier taxe de séjour Hérault 3 396 € 4 144 ventes, 2025 152 821 € 1 755 € enregistré le 01 janvier 2026 15,5 € 12,6 à 19,0 € fermé 1 800 € pour le réel
Nantes taxe de séjour Loire-Atlantique 3 393 € 4 000 ventes, 2025 152 678 € 1 440 € enregistré le 01 janvier 2026 14,5 € 11,4 à 18,5 € fermé 2 800 € pour le réel
Narbonne taxe de séjour Aude 2 301 € 736 ventes, 2025 103 564 € 1 130 € date de collecte non enregistrée 11,5 € 9,2 à 14,3 € ouvert 2 800 € pour le réel
Nice règles locales taxe de séjour Alpes-Maritimes 4 853 € 7 338 ventes, 2025 218 382 € 2 640 € enregistré le 01 janvier 2026 20,4 € 15,4 à 27,0 € fermé 400 € pour le réel
Nîmes taxe de séjour Gard 2 186 € 1 700 ventes, 2025 98 372 € 1 530 € enregistré le 20 janvier 2026 14,6 € 11,6 à 18,6 € fermé 1 600 € pour le réel
Pau Pyrénées-Atlantiques 2 186 € 1 469 ventes, 2025 98 372 € 1 100 € enregistré le 29 janvier 2026 12,1 € 9,7 à 15,0 € ouvert 2 800 € pour le réel
Quimper Finistère 2 147 € 631 ventes, 2025 96 617 € 1 290 € date de collecte non enregistrée 12,0 € 9,7 à 14,8 € fermé à confirmer 2 200 € pour le réel
Reims taxe de séjour Marne 2 648 € 1 849 ventes, 2025 119 160 € 1 700 € date de collecte non enregistrée 13,1 € 10,4 à 16,6 € fermé 1 400 € pour le réel
Rennes taxe de séjour Ille-et-Vilaine 3 700 € 2 885 ventes, 2025 166 500 € 1 500 € date de collecte non enregistrée 14,9 € 11,6 à 19,0 € fermé 2 800 € pour le réel
Saint-Malo taxe de séjour Ille-et-Vilaine 4 500 € 543 ventes, 2025 202 500 € 2 170 € enregistré le 20 janvier 2026 13,6 € 10,9 à 17,1 € fermé 1 500 € pour le réel
Saint-Tropez taxe de séjour Var 11 747 € 112 ventes, 2025 · échantillon mince 528 597 € 5 750 € enregistré le 20 janvier 2026 26,5 € 18,1 à 38,7 € fermé 3 300 € pour le micro
Saint-Étienne taxe de séjour Loire 1 200 € 2 428 ventes, 2025 54 000 € 1 485 € enregistré le 20 janvier 2026 9,9 € 7,4 à 13,2 € fermé 900 € pour le réel
Sète taxe de séjour Hérault 3 443 € 923 ventes, 2025 154 938 € 1 850 € enregistré le 20 janvier 2026 13,5 € 10,7 à 17,2 € fermé 1 600 € pour le réel
Toulon taxe de séjour Var 2 700 € 2 615 ventes, 2025 121 500 € 950 € enregistré le 20 janvier 2026 14,4 € 11,2 à 18,7 € ouvert à confirmer 2 800 € pour le réel
Toulouse taxe de séjour Haute-Garonne 3 256 € 6 829 ventes, 2025 146 511 € 1 580 € enregistré le 01 janvier 2026 14,0 € 11,2 à 17,5 € fermé 2 200 € pour le réel
Tours taxe de séjour Indre-et-Loire 2 838 € 1 722 ventes, 2025 127 727 € 1 650 € date de collecte non enregistrée 13,5 € 10,9 à 16,7 € fermé 1 700 € pour le réel
Troyes Aube 1 556 € 789 ventes, 2025 70 000 € 1 005 € date de collecte non enregistrée 11,1 € 8,7 à 14,1 € ouvert 2 600 € pour le réel
Vannes taxe de séjour Morbihan 3 895 € 698 ventes, 2025 175 289 € 1 600 € enregistré le 29 janvier 2026 14,1 € 11,0 à 17,9 € fermé 2 700 € pour le réel
Villeurbanne taxe de séjour Rhône 3 570 € 1 898 ventes, 2025 160 647 € 1 470 € enregistré le 20 janvier 2026 15,6 € 12,5 à 19,5 € fermé 2 800 € pour le réel

Prix au m² : médiane des ventes d'appartements des « Demandes de valeurs foncières géolocalisées », DGFiP, publiées sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0, millésimes indiqués ligne par ligne. Recettes : relevés de marché locatif, sources et limites détaillées ci-dessous. Page revue le .

Loyer vide / m² : indicateur de loyer d'annonce de la « Carte des loyers » 2025 (Estimations ANIL, à partir des données du Groupe SeLoger et de leboncoin), publiée sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. Il porte sur un appartement type non meublé de 52 m² (22,2 m² par pièce), mis en location au 3e trimestre 2025, charges comprises. C'est la prédiction d'un modèle nourri des annonces parues de 2019 à 2025 sur leboncoin et SeLoger : ni un loyer médian, ni le loyer inscrit dans un bail. Sous la valeur, l'intervalle de prédiction à 95 %. Ce loyer ne se compare pas à la recette de la colonne voisine : l'un vient d'annonces de location vide, l'autre de locations meublées de courte durée. Prédit pour 52 m², il est affiché au mètre carré plutôt qu'appliqué aux 45 m² du scénario, et les millésimes successifs de la carte ne se comparent pas entre eux (note méthodologique).

Le scénario, en entier

Aucun montant du tableau n'est reproductible sans ses hypothèses, alors les voici toutes. Elles sont identiques pour les 56 communes : seuls le prix d'acquisition, qui vient de DVF, et la recette, qui vient des relevés, changent d'une ligne à l'autre. C'est ce qui rend la comparaison lisible, et c'est aussi sa limite.

Surface45 m²
Prix d'acquisitionmédiane DVF x 45 m²
Frais de notaire8 % du prix
Quote-part de terrain15 %
Mobilier8 000 €
Charges déductibles3 500 € par an
Intérêts d'emprunt3 800 € par an
Taux marginal d'imposition30 %
Changez-en un seul et la conclusion peut basculer

Une quote-part de terrain à 25 % au lieu de 15 %, courante en centre-ville, retire un quart de la base amortissable et suffit à renverser l'arbitrage dans les communes où l'écart est serré. Le comparateur micro-BIC / réel refait le calcul avec vos chiffres, sans compte ni adresse e-mail.

Ce que ce tableau ne dit pas

Cinq limites, énoncées une fois pour toutes plutôt que répétées sous chaque ligne. Elles ne sont pas des précautions de style : chacune change la lecture d'un chiffre.

La médiane DVF n'est pas celle d'un deux-pièces

Elle porte sur toutes les surfaces d'appartements vendues dans la commune. Les petites surfaces se négociant couramment plus cher au mètre carré que les grandes, le prix affiché sous-estime un deux-pièces. Une médiane communale ignore par ailleurs l'étage, l'état, l'exposition et le diagnostic énergétique.

Les deux colonnes ne décrivent pas le même logement

Le prix est la médiane d'un parc entier ; la recette est celle de logements effectivement mis en location courte durée, donc souvent mieux situés et mieux équipés que le logement médian. Rapporter l'une à l'autre flatte le rendement. Le tableau sert à comparer des communes entre elles, où ce biais joue dans le même sens partout ; il ne prédit pas le résultat de votre bien.

Les recettes viennent de relevés de marché, pas d'une base publique

Le prix au m² vient des ventes enregistrées par la DGFiP. La recette, elle, vient de relevés de marché locatif : une source privée, moins normalisée, où plusieurs communes partagent la même valeur. Quand la date de collecte n'a pas été enregistrée, la ligne le dit, plutôt que d'afficher une date approchée.

Nous ne publions qu'un seul indicateur de recette, parce que les autres relevés dont nous disposons ne concordent pas avec lui. Les 5 lignes marquées « à confirmer » sont celles où ce désaccord suffirait à changer le verdict.

Des communes manquent, et ce n'est pas un oubli

DVF ne couvre ni le Bas-Rhin, ni le Haut-Rhin, ni la Moselle, qui relèvent du livre foncier, ni Mayotte : Strasbourg, Metz, Mulhouse et Colmar sont donc hors d'atteinte. Paris, Lyon et Marseille ne s'y lisent que par arrondissement, et une médiane « Paris » n'aurait pas de sens. Les autres absences tiennent à l'absence de relevé de marché, ou à un nombre de ventes trop faible pour une médiane.

Sortir du micro-BIC n'est jamais immédiat

La colonne « micro non classé » compare la recette au plafond de 15 000 € du meublé de tourisme non classé. Franchir ce plafond une année ne fait pas basculer : l'article 50-0, 1 du CGI apprécie le seuil sur « l'année civile précédente ou la pénultième année », si bien que deux années consécutives de dépassement sont nécessaires. Un classement du meublé reporte le plafond à 83 600 € pour les recettes 2026, et c'est le scénario de la dernière colonne. Seuils et taux vérifiés le 30 août 2026.

Les règles locales, qui ne sont pas fiscales

Une commune peut interdire ce que la fiscalité autorise. Ces règles-là ne se déduisent d'aucune donnée : elles se lisent délibération par délibération. Nous n'en publions donc que ce que nous avons vérifié sur une source officielle, et 5 communes sur 56 sont documentées à ce jour. Les autres n'ont pas de note, plutôt qu'une phrase creuse.

Le changement d'usage ne s'applique plus « de plein droit » nulle part

Jusqu'au 20 novembre 2024, l'autorisation préalable était automatique dans les communes de plus de 200 000 habitants et dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a réécrit l'article L. 631-7 : la section ne s'applique plus qu'aux communes du zonage tendu, et dans ces communes, c'est l'organe délibérant qui décide de soumettre ou non le changement d'usage à autorisation. La loi de finances du 19 février 2026 n'a changé que la liste de référence, désormais celle du décret pris au titre de l'article 1406 bis du code général des impôts. Ailleurs, l'intercommunalité ou, à défaut, la commune peut aussi l'imposer par délibération (art. L. 631-9). Aucune donnée publique ne permet donc de déduire la règle d'une commune : il faut lire sa délibération. C'est pour cette raison que les notes ci-dessous sont écrites une par une.

Art. L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation, réécrit par la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (art. 5), renvoi modifié par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (art. 108) ; art. L. 631-9 du même code

Louer en meublé de tourisme EST un changement d'usage

Le même article le dit sans détour : « Le fait de louer un local meublé à usage d'habitation en tant que meublé de tourisme [...] constitue un changement d'usage [...]. » Ce n'est pas une question d'intensité ni de nombre de nuitées. La location de la résidence principale y échappe par une disposition distincte, dans la limite de nuitées applicable.

Art. L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation

L'enregistrement est devenu national dans la loi, pas encore dans les faits

L'article L. 324-1-1 du code du tourisme, dans sa version en vigueur au 20 mai 2026, impose à « toute personne qui offre à la location un meublé de tourisme » une déclaration préalable « auprès d'un téléservice national opéré par l'organisme public unique ». Le texte est sans ambiguïté, mais le guichet n'est pas ouvert aux loueurs : la Direction générale des entreprises, qui le porte, écrit « vous ne pouvez pas vous inscrire à l'API meublés » et annonce la mise en service du téléservice « pour le quatrième trimestre de l'année 2026 ». D'ici là, rien ne change : la DGE renvoie aux procédures communales existantes, et là où la commune n'a jamais délibéré, il n'y a pas encore de numéro à demander. Le même article plafonne par ailleurs à 120 jours par an la location d'une résidence principale et autorise la commune à l'abaisser « dans la limite de quatre-vingt-dix jours » : c'est cette faculté, et elle seule, qui explique qu'on lise 90 dans certaines communes du tableau et 120 dans les autres.

Art. L. 324-1-1 du code du tourisme, version en vigueur au 20 mai 2026 (LOI n° 2024-1039 du 19 novembre 2024) ; Direction générale des entreprises, « L'API meublés, guichet unique de centralisation », vérifié le 3 septembre 2026

Annecy

Aucune compensation, mais des quotas chiffrés et un DPE plancher

Annecy a écarté la compensation : le mot n'apparaît pas une seule fois dans son règlement. Le levier retenu est le quota, zone par zone, et il est public : 460 autorisations en zone A (Vieille Ville, Courier, Marquisats), 1 000 en zone B (bords du lac, intra-rocade, gare), 1 200 en zone C pour le reste de la commune, autorisations déjà délivrées comprises. Les dossiers se déposent sur declaloc.fr, la plateforme que le règlement désigne nommément - un service privé auquel les communes adhèrent, et non le guichet de l'État - et sont traités par ordre d'arrivée horodaté ; quota atteint, on passe en liste d'attente. L'autorisation est temporaire, accordée pour 4 ans, donc à redemander. Le dossier réclame aussi un diagnostic de performance énergétique compris entre A et E, ce qui exclut d'emblée les logements classés F ou G (et entre A et D à compter du 1er janvier 2034). Seul règlement du tableau à l'écrire, il ne fait pourtant que reprendre une règle nationale : depuis la loi Le Meur, cette exigence vaut partout où le changement d'usage est soumis à autorisation (art. L. 631-10 du code de la construction). Le plafond de nuitées de la résidence principale, lui, reste à 120 jours : le règlement renvoie au code sans l'abaisser.

Biarritz

Une règle intercommunale, et une compensation à rendre dans la même commune

À Biarritz, la règle n'est pas municipale : elle est fixée par la Communauté d'agglomération Pays Basque et s'applique de la même façon à 24 communes du littoral et du rétro-littoral. Depuis le 1er mars 2023, transformer un logement qui n'est pas votre résidence principale en meublé de tourisme suppose une autorisation assortie d'une compensation : reconstituer un logement de surface au moins équivalente, à partir de locaux qui n'étaient pas de l'habitation, et dans la même commune : une compensation trouvée à Anglet ne vaut pas pour un bien à Biarritz. Deux régimes échappent à la compensation, tous deux temporaires : la location mixte, qui loge un étudiant neuf mois et des vacanciers trois mois, renouvelable chaque année, et la location de la résidence principale du loueur, renouvelable tous les deux ans. Le plafond de nuitées reste celui du code, 120 jours par an.

Bordeaux

90 nuitées, et une compensation doublée en centre-ville

Bordeaux a usé de la faculté ouverte par la loi Le Meur : depuis le 1er janvier 2026, une résidence principale ne peut plus être louée que 90 jours par an au lieu de 120, par délibération du conseil municipal du 8 juillet 2025. Pour tout autre logement, le règlement soumet le changement d'usage à autorisation et à compensation : il faut transformer en habitation une surface au moins équivalente, hors rez-de-chaussée et à l'intérieur de périmètres délimités. En secteur A, qui couvre le centre, la compensation est renforcée et les locaux apportés doivent représenter le double de la surface concernée, sauf s'ils sont transformés en logements sociaux. Détail qui compte à la revente : l'autorisation obtenue avec compensation « revêt un caractère réel et définitif », elle est attachée au local et non à la personne, ce qui est l'inverse du cas général.

La Rochelle

La compensation ne vise que trois quartiers, mais le propriétaire est plafonné

La Rochelle procède à l'inverse de Bordeaux : plutôt que d'imposer la compensation partout, elle la réserve à trois quartiers, les Minimes, le Centre-Ville et le Gabut. Ailleurs dans la commune, l'autorisation reste exigée mais sans reconstitution de logement. La contrainte porte alors sur la personne plutôt que sur le bâti : un même propriétaire ne peut détenir plus de trois autorisations temporaires sur les dix communes tendues de l'agglomération, ce qui ferme la porte à la constitution d'un parc. Et la durée est plus courte ici qu'ailleurs sur ce territoire : un an à La Rochelle, trois ans dans les autres communes tendues, un écart introduit par le conseil communautaire du 13 novembre 2025. Le plafond de la résidence principale n'a pas été abaissé : 120 jours par an.

Nice

Un nombre fermé d'autorisations, et une fenêtre pour les demander

Nice ne se contente pas d'encadrer, elle contingente. Quatre secteurs (Vieux-Nice, Riquier-Port-Mont Boron, Centre-Ville et Ouest) se partagent un nombre maximal d'autorisations, fixé à 691 pour 2026, et les demandes ne se déposent que pendant une fenêtre annoncée : du 1er septembre au 31 décembre 2026. Hors de cette fenêtre, ou une fois le contingent atteint, il n'y a rien à demander. Ce chiffre de 691 est à prendre pour ce qu'il est, un contingent affiché dont la méthode de calcul a déjà été censurée : le juge des référés du tribunal administratif de Nice a suspendu partiellement, le 29 janvier 2026, le règlement adopté le 5 décembre 2025, au motif que les quotas étaient calculés sur les seules résidences principales. Un nouveau règlement métropolitain a été adopté le 22 juin 2026. Côté résidence principale, la ville a abaissé le plafond à 90 jours par an par délibération du conseil municipal du 23 mai 2025, applicable au 1er janvier 2026. La dispense de changement d'usage prévue par le code, elle, reste rédigée à 120 jours : les deux seuils coexistent sans se contredire, et c'est le plus bas qui vous arrête.

Le cadre national, lui, est détaillé ailleurs sur ce site plutôt que recopié ici : changement d'usage, zone tendue, numéro d'enregistrement, loi Le Meur et la règle des 120 jours.

Vos chiffres valent mieux qu'une médiane

Ce tableau situe une commune, il ne décrit pas votre bien. Les deux outils ci-dessous font le calcul avec vos montants, sans compte et sans adresse e-mail.

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